L’association Remontons la Roya, en partenariat avec l’association culturelle NOAU (Cuneo – IT), a été sélectionnée parmi les micro-projets Alcotra France-Italie avec le projet :
SEPIM – pour un Tourisme Durable, Ecologique et Participatif en Montagne
Historique : contexte et motivations
Dans les vallées de la Vermenagna et de la Roya, le changement climatique a eu un impact négatif important sur plusieurs secteurs économiques, en premier lieu le tourisme.
L’interruption de la liaison routière entre les deux vallées, causée par la tempête Alex, d’une part, a créé de graves difficultés pour tous les opérateurs du secteur touristique et de ses chaînes d’approvisionnement et, d’autre part, ont stimulé une accélération de la recherche de réponses aux difficultés actuelles. Ces réponses sont liées à la nécessité de convertir l’économie touristique vers des formes plus responsables et durables pour l’environnement et la communauté.
Le changement climatique, dont les effets sont si concrets dans les deux vallées, appelle obligatoirement une réflexion sur deux thèmes : le changement des habitudes et des modes d’utilisation du territoire par les touristes eux-mêmes ; la prise de responsabilité du secteur touristique en ce qui concerne l’impact que l’action de chaque opérateur individuel peut avoir sur l’environnement (à travers la gestion de sa propre réalité) et sur les touristes (à travers la communication et les relations avec les visiteurs).
Il existe de nombreux projets actifs sur le territoire liés aux stratégies de développement du tourisme durable (Margreen, Vermenagna-Roya, RiverAlp, etc.), mais ils se concentrent sur la création d’infrastructures (connexions, centres d’accueil, lieux d’intérêt, clubs de produits, etc.) Toutefois, restent à construire des actions concrètes de mise en réseau et de coordination entre ceux qui travaillent quotidiennement dans le secteur du tourisme, capables de créer une masse critique pour agir efficacement sur l’impact du secteur sur le territoire, pour valoriser les nouvelles infrastructures créées et pour construire des alliances afin de développer une culture de la soutenabilité parmi les opérateurs et les utilisateurs.
Objectifs
Le projet SEPIM – pour un tourisme durable, écologique et participatif en montagne a les objectifs suivants :
- Favoriser un tourisme à faible impact, en promouvant des structures d’hébergement vertes, une chaîne d’approvisionnement courte et des pratiques circulaires dans les territoires concernés ;
- Sensibiliser les opérateurs, les touristes et les communautés au changement, par le biais de la montée en compétences et de la planification participative afin de diffuser les bonnes pratiques qui deviennent des modèles potentiels à reproduire.
- Créer un réseau de coopération transfrontalière entre les opérateurs touristiques des territoires concernés, capable de créer une masse critique pour provoquer le changement.
Actions prévues
Le projet envisage le développement, entre début 2026 et mi 2027, d’une stratégie consistant en :
– des activités de mise en réseau et de renforcement des capacités, pour les opérateurs touristiques et les secteurs liés, autour du thème de la responsabilité sociale des entreprises pour un impact durable sur l’environnement et la communauté.
Le format de l’école d’écologie politique en montagne déjà mis en œuvre dans la Val Vermenagna en 2024 et 2025 sera repris, avec une proposition résidentielle à cheval sur la Val Vermenagna et la Val Roya pour les opérateurs et les entreprises touristiques, les jeunes étudiants et les chercheurs de moins de 35 ans ;
– activités de co-conception, entre les opérateurs, les jeunes étudiants et les chercheurs, d’actions qui améliorent l’impact, la durabilité et la narration des opérateurs du réseau. A partir de cette phase, les résultats du projet seront développés pour promouvoir les chaînes de tourisme à faible impact et pour sensibiliser les touristes aux pratiques conscientes et responsables d’utilisation des terres ;
– la diffusion des résultats de communication adressés aux communautés locales et aux touristes, à travers des langues hybrides capables d’atteindre des cibles et des groupes d’âge différents.